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Comment aimer quelqu’un qui ressent trop? Je ressens tellement que j’ai envie de me tuer pour enfin avoir un semblant de paix et quiétude. Tout me bouleverse et ton sourire ne fait qu’empirer ma situation. J’ai envie de me raser la tête, changer mon identité pour m’évader de mes émotions. J’ai beaucoup d’émotions, de toutes les formes et couleurs. J’en accumule tellement, je les vois s’échapper entre les fissures de ma peau sèche. Je les vois pénétrer mon entourage, s’infiltrer dans leur muscles et se cacher derrière leurs iris.
Je suis infectée et je vous infecte.
Adieu et désolée pour les virus.
évaporation
Je ne vous ai pas choisi, c’est vous qui m’avez choisie. J’erre, je déambule de personne à personne sans réellement savoir ce que je laisse derrière moi, ou qui. Sans savoir si je laisse un morceau absorbé par vos cœurs précieux ou vos yeux vacants. Vos regards me donnent le vertige, car je vois à quel point je peux m’élever. Le sommet est si proche, mais j’ai peur de tomber, de chuter comme Lucifer, par amour et par orgueil. Ma langue honnête n’a pas envie de se cacher derrière mes dents, je n’éprouve pas le besoin de la protéger. Je partage mal, mais je peux vous laisser quelques miettes, sans savoir si mon égoïsme va finir par me tuer ou vous éloigner. Ou pire, les deux. J’ai juste envie de crier sur ce sommet imaginaire que vous aimeriez que j’atteigne un jour.
J’ai toujours ignoré ce que les autres cherchaient, voulaient, espéraient. J’ai toujours navigué seule au bord de mon propre navire. Et maintenant ? Je ne sais plus. Je me suis toujours dit que j’allais vieillir seule, vivre seule, mourir seule, aimer seule, respirer seule, écrire seule. Cette vision solitaire m’a toujours apaisée, mais maintenant, je ne sais plus. J’ai le vertige du bonheur, j’ai le vertige de l’amour. Je ressens déjà ses effets sur mon petit corps, je ressens déjà l’altitude et j’ai peur qu’elle continue de s’élever.
Je suis le père d’Icare, j’ai peur de tomber et perdre mon cœur pour toujours. J’ai peur de tenter le pire en espérant le mieux. J’ai peur de collectionner les compliments et de les croire. Je suis donc belle et intelligente et intéressante maintenant ? Je mérite donc l’amour et le bonheur et tout ce que les autres cherchent ? Alors pourquoi ça sonne si faux dans ma tête ? Pourquoi vos paroles sonnent si vides même si elles sont sincères ? Pourquoi cette incapacité de vous croire ? La méfiance ? La fausse humilité ? L’espoir d’être au-dessus de mes désirs ? La fierté d’être plus qu’un beau visage, un cerveau, un corps vide ? Je suis devenue une illusion de moi-même. L’ombre de ce que je croyais être. Ça ne m’attriste pas. Ça me démolit.
J’éclore de ma peau, car je suis certaine de rien. Je sais seulement que je t’aime et que tu m’aimes et je me demande si cette métamorphose est suffisante pour conserver un semblant de sanité.
craving
Whenever I am near the sparkle, the effervescent twinkle my heart bends a little. And whenever I am torn away from the shimmer, I am cold. I wish there was a way I could keep the fire in my belly, to have it become an extension of myself. I wish I could shrink the feeling, bury it in my skin and carry it wherever I go. Or maybe I could transform the feeling into a thread and sow it deep inside my heart.





