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Sans titre
I don’t know how to end this story…
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Ses yeux sont verts, avec une touche de crème. Comme de l’émeraude. Sa peau est froide, polie, comme une roche au bord de la mer. « Tu dois cesser cette admiration malsaine. Ce n’est plus la personne que tu as déjà connu… », me dit-il d’un ton sec. Je me tourne. Je n’ai rien à lui dire. Comment répondre à une attaque ? Je sirote tranquillement le silence en attendant que la colère se disperse comme les nuages après un orage. « Quoi, tu me boudes, maintenant ? », me demande-t-il. Je peux entendre ses sourcils se froncer, ses lèvres trembler et ses narines s’échauffer. Parfois, j’aime frustrer quelqu’un en restant immobile et silencieuse.
Les gens préfèrent les confrontations, les conflits, les émotions fortes et déplaisantes. Armée de mon silence je peux faire plus de dommage que n’importe quelle insulte. « Va chier » me dit-il en sortant et claquant la porte. Peut-être pour la dernière fois. Je ne sais pas s’il va revenir. Je souris malgré moi. C’est trop absurde.
Me voilà chez moi. Mon sanctuaire merdique. Le bonheur dans le chaos, comme on dit. Le dit-on ? Peu importe. C’est petit. C’est étroit. C’est laid. Ce n’est pas cher. Les planchers craquent. Les miettes de peintures tombent tranquillement en formant une petite colline sur mon tapis. À bas le ménage. Je dépose mon sac à dos parterre et me jette sur mon vieux divan rouge et poussiéreux. Je regarde mes murs jaunis par la fumée de la cigarette. Les voisins ne font aucun bruit. Il y a un calme étouffant qui règne dans l’immeuble. Comme si les locataires retenaient tous leurs cris, leurs pleurs et leurs gémissements. Mon plafond est affreux. Des nouvelles toiles d’araignées se forment avec des nouveaux locataires. Ce n’est pas un drame, elles mangent les mouches « Petites araignées, avez-vous envie de payer mon loyer ? »
