J'écris comme une pute. Comme une pute qui décharge de son sexe. Je viens dans mon cerveau comme les gens viennent dans leurs pantalons.
April 11th
01:01

On n’aime que ça les p’tits défauts

Et je suis tellement convaincu par mes propres défauts que j’ai l’impression de me lancer dans des situations désagréables juste pour te dire: Tu vois ? Je t’ai prévenu que j’étais detestable.

00:47

I made one-ingredient banana ice cream this week. It’s the easiest recipe in the world (smush bananas and freeze the purée) but I still feel like a badass for making it.

April 8th
20:40

La Bibliothèque

Tu es sublime
Cette manière charmante de t’offrir à moi m’éblouis
Comme un amant pudique tu te dérobes devant moi

Je te dévore

Chacune de tes parties sont explorées sans merci
Ouvre, ouvre, ouvre ta grosse bouche succulente

J’aimerais me lover sous ta langue
Là où la face cachée de l’intelligence se replie sur elle-même
Perdue

Tu es vaste Ton odeur me contamine
Des souvenirs d’enfances noirs, mais apaisés par l’odeur des pages jaunies
Le bruit d’un doigt mouillé sur une feuille sèche me calme

Jadis je cherchais le lait maternel sous ton toît
Maintenant tu es mon havre de paix
Chaque pas sous tes collines est un voyage

April 7th
23:44
Nudithé

Nudithé

April 3rd
23:00

C’est étrangement rassurant de comtempler sa propre insignifiance. Nous vivons tous sur une miniscule étoile perdue dans une vaste galaxie, qui à son tour est perdue dans le cosmos.

March 21st
13:44

Exil chez les Québécois

Il y a une plaie dans mon for intérieur qui m’était imposé avant ma naissance, lorsque que je dormais en position foetale dans le ventre de ma mère. Une plaie que je n’ai jamais compris et que j’ai toujours luttée contre. Elle grossit à chaque année, à tous les jours. Elle me fait mal, évidemment, mais cette blessure ne se cicatrise jamais… quoique oui, peut-être parfois un morceau microscopique réussit à se refermer, mais une petite pensée noire suffit pour l’ouvrir. J’aimerais romancer ma souffrance, faire semblant que c’est une douleur exquise, mélancolique… Mais non, la haine, la colère, la honte, la culpabilité n’ont rien de romantique. Les larmes coulent trop facilement pendant les moments difficiles, je peux être la personne la plus heureuse mais une petite pensée, vraiment plus un concept d’une pensée, déclenche une éruption volatile et involontaire. Il n’y rien de beau dans cette souffrance, ni de leçons à tirer. Seulement, la volonté de ne plus exister, de ne plus vivre. La force n’existe pas, c’est une illusion dérisoire. Ceux qui voit ma résistance comme une force ne réalise pas à quel point j’ai de la difficulté de me taire, de ne rien laisser paraitre. La vraie force, c’est la capacité de se laisser envahir par ces pensées et émotions sans honte et de réaliser qu’au fond, c’est mieux de partager ses sentiments afin de passer par-dessus, pour ne plus se laisser tourmenter dans le futur. Pour fermer la discussion en sachant que tout va bien aller.


Et moi, et moi, et moi je me tais, j’essaie de faire abstraction de cette boule noire qui se promène partout dans mon corps, commençant par le ventre (tout chez moi commence dans l’estomac), passant par le coeur, les poumons, finalement la gorge et les yeux. Et évidemment le cerveau, mais puisque tout est relié au cerveau, ça ne vaut même pas la peine de le préciser. J’essaie de surtout faire abstraction de mon identité, de ma culture, de mon pays, lieu mystique. Mon corps est mon pays, mon corps est mon identité, mon corps est ma culture et tout ce qui est à l’extérieur de cet endroit ne devrait pas m’atteindre. Ne devrait pas me rendre triste. Je ne devrais pas me laisser faire par les gens qui osent m’imposer leur point de vue : « mais tu es pratiquement canadienne, tu n’as rien à ressentir de tous ces évènements, tu n’as pas vécue ni vue les vraies misères de ton pays. » Je comprends, mais ton ignorance me répugne. Ce que je ressens dans mon ventre, dans mon coeur, ce qui sort par mes yeux et qui évolue dans ma tête est ma vérité et ma réalité. Ce que j’ai vu, tu ne le verras jamais, les gens qui m’ont raconté leurs histoires, tu ne les connaîtras jamais, alors qui es-tu pour me dire que j’ai tord ? Si tu n’as pas de pitié pour moi, tant mieux, je n’ai jamais demandé ta pitié, ni ton opinion d’ailleurs. À y penser, je ne vous demande rien. Non, c’est faux, je vous demande un peu de compréhension, un peu d’affection et surtout de me faire rassurer.


Et tout revient à cette dualité non équilibrée. Parfois, j’ai l’impression d’être deux personnes différentes, car souvent j’oublie que je ne suis pas née ici, et d’autres fois je me sens tellement étrangère et jugé pour mon étrangeté, que je ne sais plus où donner tête. Deux identités qui essaient d’arracher le plus gros morceau de mon Être. Un jour, je sais que la division va se faire et que ma vie va changer pour toujours. Si j’essaie de nourrir un côté, l’autre devient jaloux, si j’essaie d’effacer un côté, j’ai honte. J’ai terriblement honte de tout, même de ma propre vie. Qu’ai-je fait pour mériter toutes ces bonnes (et même mauvaises) choses quand d’autres gens souffrent ou ont déjà souffert à cause de moi (directement ou indirectement) ? Si seulement je pouvais changer les choses, revenir en arrière, arrêter ma stupide naissance, vous donner même juste une once de mes privilèges, de mes droits, de mon argent et de mon temps, je le ferais. Je le ferais, je sais que vous ne me croyez pas et vous avez raison. J’ignore beaucoup la souffrance des autres, même si je suis consciente qu’elle existe. Oui, je prends des précautions pour ne pas encourager les compagnies qui vous exploitent, etc., mais ce n’est pas assez et ce n’est pas suffisant pour me faire pardonner. Vous n’en avez rien à foutre de mes boycottages, de mes fausses démarches, ça ne vous aide même pas.


Je veux disparaitre en petite boule sans poids pour m’envoler de tout, partir loin loin loin où il n’y a que silence et solitude et du thé. Je veux devenir une petite feuille de thé afin de jouir de mon utilité et mon rôle dans ce monde, car en ce moment, et depuis trop longtemps je ne sais que faire. Devrais-je tout foutre là et partir aider ceux qui en ont besoin ? Devrais-je terminer mes études afin de me trouver un emploi stable qui paie bien ? Devrais-je rester ici, devrais-je déménager, devrais-je retourner dans mon pays et une fois pour toutes enlever cette image désastreuse et cynique de ma tête fatiguée ? Devrais-je continuer à lutter contre moi-même ? Devrais-je me laisser envahir par la lassitude et du je-m’en-foutisme, ne rien faire pour personne ni moi-même et continuer cette existence comme un zombie somnambule qui de toute façon ne sait pas rêver ? Mais c’est faux aussi, j’ai des rêves et des aspirations, j’ai des élans de passion pour les choses que j’aime…mais ce qui me retiens, c’est la réalité que je ne suis pas assez bonne. Je ne suis même pas capable de faire la paix avec ma famille. Je ne suis même pas capable de faire la paix avec moi-même, même si je me répète toujours et que les autres me le répète aussi : tu étais jeune, tu ne comprenais pas, tu croyais que c’était normal, tu ne savais pas, ce n’est pas de ta faute, tu ne le méritais pas. Pourquoi je pense le contraire ?


Alors cette ancienne petite plaie devient une tumeur qui s’étend de ma tête jusqu’aux pieds, car c’est chaque centimètre de mon corps qui crie, qui s’enrage, qui essaie de comprendre la confusion et la haine, et la honte et et et je veux juste fermer les yeux et prendre une grande respiration afin de me calmer, je veux juste ressentir le vide dans mes pensées, je veux juste inspirer la vapeur qui sort de ma tasse de thé et faire semblant que le temps s’arrête dans les moments de tranquillité. Je veux surtout dormir en sachant qu’un jour je vais m’évaporer.

February 5th
01:41

Je n’ai pas le courage de me lire.

February 4th
00:11

Changer la peau de Vénus

Je ne suis plus habitué à sortir de telles phrases, de couler mes pensées comme une fontaine qui déborde. Ma plume n’est plus délicieusement chaotique. Elle est calme, innofensive. Dégoutante.

J’ai besoin de détruire quelque chose de fondamentalement importante. Briser ce qui gonfle dans mon fort intérieur. Mais j’ai peur d’accepter la médiocrité. Je n’ai pas envie de me contenter du bonheur. Je veux l’euphorie et la folie. Je veux trouver quelqu’un qui partage mon enthousiasme et ma passion.

Je suis affamée; éternellement insatisfaite.

February 3rd
22:13

le thé comme moyen de communication

Je suis autant incompétente en poésie qu’en amour
mais je sais infuser mon thé
au point que je préfère mijoter mon eau
au lieu de mes idées

La feuille ne me juge pas
Elle n’est pas méchante
Elle m’écoute parler, même quand je radote

Souvent j’ai envie de me suicider dans une tasse chaude
Je dois éviter les miroirs pour oublier les blessures

Je bois mon thé froid
sucré comme une ruche d’abeille
un nuage de lait
empeste comme une bombe

00:12

Baklava

Je me perds dans ta peau fine et croustillante
ta chair onctueuse
mon cerveau devient mou
à force de te gouter

ton odeur
ton odeur est un océan
je plonge dans les pistaches
je me laisse emporter par le beurre fondu de tes vagues

tu es si vaste et compliqué
mon coeur se pli vers toi comme une fleur vers le soleil

je comprends maintenant la fragilité de la vie
de passer son temps à espérer des moments éternels

j’aurais voulu t’épargner
te laisser vivre sur le bout de mes lèvres

j’avais besoin de t’emprisonner dans mon ventre
comme un papillon précieux

January 28th
16:00

Someone teach me how to dance so I could run to the forest with a boombox and Power Dance my anger away.

January 24th
13:45

je pense, donc je manifeste

Je veux succomber. Me replier sur moi-même. Je veux que ma vie disparaisse. Que les gens disparaissent. Que mon corps soit engouffré par le goudron de l’asphalte sur cette rue, devant cet immeuble. Je veux que le Noir me saisisse, qu’il m’avale complètement. Irrévocablement. Vivre n’est plus un mystère. N’a plus de sens. Je suis un monstre dévoré par un Géant, assassiné par un Titan horrible qui veut simplement survivre. Oui, survivre. Nous partageons tous ce désir absolu. Celui qui nous repousse en même temps de nous réunir.

Je suis déjà vouée à passer ma vie sous tes yeux.

January 13th
03:38
Drink tea. Side effects include spontaneous nudity & happiness.

Drink tea. Side effects include spontaneous nudity & happiness.

January 6th
19:26
Finally cut my hair. 

Finally cut my hair. 

November 27th
22:51
I want to cut my hair like this….eventually…it just seems like a lot of work. Stupid hair.

I want to cut my hair like this….eventually…it just seems like a lot of work. Stupid hair.