01:23
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11:58
Comment aimer quelqu’un qui ressent trop? Je ressens tellement que j’ai envie de me tuer pour enfin avoir un semblant de paix et quiétude. Tout me bouleverse et ton sourire ne fait qu’empirer ma situation. J’ai envie de me raser la tête, changer mon identité pour m’évader de mes émotions. J’ai beaucoup d’émotions, de toutes les formes et couleurs. J’en accumule tellement, je les vois s’échapper entre les fissures de ma peau sèche. Je les vois pénétrer mon entourage, s’infiltrer dans leur muscles et se cacher derrière leurs iris.
Je suis infectée et je vous infecte.
Adieu et désolée pour les virus.
13:50
évaporation
Je ne vous ai pas choisi, c’est vous qui m’avez choisie. J’erre, je déambule de personne à personne sans réellement savoir ce que je laisse derrière moi, ou qui. Sans savoir si je laisse un morceau absorbé par vos cœurs précieux ou vos yeux vacants. Vos regards me donnent le vertige, car je vois à quel point je peux m’élever. Le sommet est si proche, mais j’ai peur de tomber, de chuter comme Lucifer, par amour et par orgueil. Ma langue honnête n’a pas envie de se cacher derrière mes dents, je n’éprouve pas le besoin de la protéger. Je partage mal, mais je peux vous laisser quelques miettes, sans savoir si mon égoïsme va finir par me tuer ou vous éloigner. Ou pire, les deux. J’ai juste envie de crier sur ce sommet imaginaire que vous aimeriez que j’atteigne un jour.
J’ai toujours ignoré ce que les autres cherchaient, voulaient, espéraient. J’ai toujours navigué seule au bord de mon propre navire. Et maintenant ? Je ne sais plus. Je me suis toujours dit que j’allais vieillir seule, vivre seule, mourir seule, aimer seule, respirer seule, écrire seule. Cette vision solitaire m’a toujours apaisée, mais maintenant, je ne sais plus. J’ai le vertige du bonheur, j’ai le vertige de l’amour. Je ressens déjà ses effets sur mon petit corps, je ressens déjà l’altitude et j’ai peur qu’elle continue de s’élever.
Je suis le père d’Icare, j’ai peur de tomber et perdre mon cœur pour toujours. J’ai peur de tenter le pire en espérant le mieux. J’ai peur de collectionner les compliments et de les croire. Je suis donc belle et intelligente et intéressante maintenant ? Je mérite donc l’amour et le bonheur et tout ce que les autres cherchent ? Alors pourquoi ça sonne si faux dans ma tête ? Pourquoi vos paroles sonnent si vides même si elles sont sincères ? Pourquoi cette incapacité de vous croire ? La méfiance ? La fausse humilité ? L’espoir d’être au-dessus de mes désirs ? La fierté d’être plus qu’un beau visage, un cerveau, un corps vide ? Je suis devenue une illusion de moi-même. L’ombre de ce que je croyais être. Ça ne m’attriste pas. Ça me démolit.
J’éclore de ma peau, car je suis certaine de rien. Je sais seulement que je t’aime et que tu m’aimes et je me demande si cette métamorphose est suffisante pour conserver un semblant de sanité.
22:39
craving
Whenever I am near the sparkle, the effervescent twinkle my heart bends a little. And whenever I am torn away from the shimmer, I am cold. I wish there was a way I could keep the fire in my belly, to have it become an extension of myself. I wish I could shrink the feeling, bury it in my skin and carry it wherever I go. Or maybe I could transform the feeling into a thread and sow it deep inside my heart.
23:31
silly memories from my childhood
- When we went to house parties, it took my parents hours to get ready. It also took them hours to say goodbye. Everytime they would walk near the door, someone offered them a snack and some tea.
- If my friends and I didn’t say hello to my parents first, they wouldn’t talk to us for the entire day.
- Everyone was offended if I wasn’t hungry.
- When I was 17, it took me a week to convince my mom to let me have supper with my boyfriend at his dad’s house. She feared for my life.
- Instead of peanut butter and jelly sandwiches my mom would make butter and honey sandwiches.
- As soon as I hit puberty I was no longer allowed to have sleepovers because I was “too young”. But at 18, I was “too old”. wait what?
- Tea was the cure for everything. Everything.
- Literally anything I did that annoyed my parents would get me grounded. Sometimes for months.
I guess I can laugh about it now…
I am reading mylifeispersian to prepare seeing my parents again. I haven’t seen them in 8 months.
00:08
ART IMPUR
Il faut partir, bouger, courir, sinon…
Sinon ?
Ne parle plus. Tais-toi. Reste droite et rigide comme une montagne. Ne te laisse pas basculer.
Sinon ?
Je peux te sauver, viens. Prends ma main. Embarque sur mon dos, je peux te supporter. Je peux supporter n’importe qui…Laisse ma force te guider.
Non. Je n’ai rien à foutre de ta force. Je veux rester ici et laisser la vague m’avaler. Je suis le personnage principal de ma propre vie et je ne supporte pas qu’on me donne des ordres. Je n’ai pas besoin d’être une montagne pour être heureuse, la rigidité est pour ceux qui ont peur de se plier. Je n’ai pas peur de me laisser mouler par la vie…Ou me laisser emporter par quoi que ce soit.
Tu ne comprends rien…
C’est toi qui ne comprends rien. Et ton incompréhension me fait rire. Tu crois que le mercure est faible, car il est liquide ? Tu crois que la seule forme valide de la force est austère et indestructible ? Tu crois que les montagnes ne sont pas vulnérables ? T’es arrogant. Va aider quelqu’un qui a besoin de toi.
C’est peut-être moi qui a besoin de toi. C’est peut-être moi qui se cache derrière ce volcan d’insécurité. Ou peut-être nous sommes deux aveugles, emprisonnés dans une caverne. Je suffoque. J’ai chaud.
Nous ne sommes pas dans une allégorie. Platon est mort. Dieu est mort. Tout le monde meurt. Tu ne vois que des ombres où je vois une lueur d’espoir…Ta fragilité peut mourir elle aussi si tu l’assassine.
Je ne suis pas un meurtrier.
Alors, c’est toi qui va mourir.
21:21
22:45
I am the speck of dust living under your fingernail. I am the eyelash seeing the world through your eyes.
16:13
Mes paroles, mes pensées et mes rêves ne reflètent pas bien la réalité, mais plutôt mon imagination grotesque.
13:44
c’est difficile de synchroniser nos bonheurs
16:24
Crise d’angoisse
Je pleure de grosses larmes chaudes et silencieuses, pour éviter qu’on me découvre ici, dans la cuisinette de ce bureau. Je pleure parce que la douleur est trop douloureuse pour moi. La confusion est trop choquante et la pression trop déchirante. Je goûte à mes larmes salées et je me trouve imbécile. Je suis imbécile de croire que je vais trouver un moyen clair, net et précis pour valider mon existence merdique sur cette planète conne. Je perçois tout comme une dague qui plonge dans le cœur de mes passions. J’échoue avant même de prendre une seule décision. Je suis une incapable, une bonne à rien. Je suis rien et je serais toujours rien.
Je suis l’esclave de mes émotions et je réalise qu’au fond je n’ai jamais su comment les apprivoiser. J’apprécie tous vos encouragements, mais ils sont inutiles. Laissez-moi mourir, laissez-moi tomber dans le néant, chuter dans l’incertain et l’inquiétude.
Comme c’est dommage, vous vous dites, c’est un gaspillage et vous avez sans doute raison. Mais ma vie a toujours été gaspillée. Toutes ses années j’ai vécu sous une couche de haine et de peur. La vraie peur, la peur de perdre sa vie, la peur des punitions. Alors, sous cette couche j’étais à l’abri du monde. C’était sa légèreté qui me séduisait. J’ai besoin de retrouver ce sentiment délicat et doux.
J’ai l’impression que ma force est une illusion qui va craquer soudainement. J’ai tellement mal de vivre et cette douleur est amplifiée par le beau paysage qui se déshabille devant moi comme un amant pudique. J’emmerde doucement l’amour que je ressens et que je reçois, car je ne crois pas être à sa hauteur. Je suis ridicule, mais bon.
18:38
09:46
tired
I’m tired of all the people constantly brushing past me, brushing up against me in the tiny nooks and crannies of this city. I’m tired of all the involuntary touching in the metro, all those useless sorries, all the noise and boring small talk. I’m tired of people reading while walking, reading the newspaper while going up the stairs could be dangerous…especially if someone, like me, were to push you down. I’m tired of all the insincere good mornings, how are yous, and have a nice days. I’m tired of seeing people constantly bicker about umimportant issues, yes yes we all know how smart you are, settle down. I’m tired of the constant arguments and debates and the reasons behind the two – usually to impress someone, to feel validated or just to know that you are right. No one ever says the truth anymore, no one ever says “you know what, I honestly do not care about this issue, I am just repeating what I heard on the news. Let’s not fight about who is right and talk about why we do not care enough.” I’m tired of over-polite conversations because they usually contain enough words to seem genuine, but you never know how much to share or how many questions to ask…it all seems so awkward and fake and useless, and why do we even do this to ourselves? Why do we constantly do things that makes us irrate, angry and irrational? Why bicker with a fool, why compliment those you dislike, why work for a company that questions your ethics, why love those who abuse you? Why don’t we ask questions anymore? Who are you, where are you from, what is your favorite color, do you ever fantasize about your own funeral, when did you first fall in love…?
We keep waiting and hoping for someone to ask questions but we have no courage to ask them ourselves.
01:46
What mostly excites me about the idea of going back to school is having unlimited access to the library.



